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Marsannay, Vosnes-Romanée, Nuits-Saint-Georges, voilà des noms qui ont tendance à émoustiller certaines papilles... Ce n’est pourtant pas de vins que je vais vous parler, mais bel et bien d’escalade. D’ailleurs, il n’est que de rares régions où l’on a peu de rapport entre le vin et l’escalade. Généralement, les vignes poussent près de côteaux, eux-mêmes propices à notre activité préférée.

C’est donc ce samedi matin, 1° septembre, que nous embarquons en direction de la ville de Gevrey-Chambertin, encore un nom bien connu, pour bifurquer, peu avant, vers Fixin.

La circulation est fluide et 2 heures plus tard nous arrivons presque sur place. La route, puis le chemin certes carrossable mais très peu approprié aux véhicules surbaissés, nous conduit sur le plateau calcaire de Fixin. De ce point, la vue impressionnante du site plonge sur la plaine bourguignonne, avec, en fond, la ville de Dijon.

2018 09 ColmarVertical fixin1Nous laissons donc les voitures sur le parking et empruntons un sentier qui chemine dans les parois pour nous rendre, depuis le haut, au pied de la combe de Fixin, équipée pour l’escalade. Nous y trouvons des noms tout aussi évocateurs, mais moins réputés, comme “ La tangentoïde ”, “ La fissure du Capucin “, “ La voie Serge “, “ Le slip kangourou “,... Ces voies d’escalade, sculptées dans le calcaire, parfois très fréquentées, nous laissent parfois pantois. La patine est souvent telle qu’un 4b du topo se transforme en 5b dès les premiers pas. La position des premiers points d’ancrages, parfois situés à 5 ou 6 mètres de hauteurs nécessitent d’avoir le coeur et les mains bien accrochés et, surtout, beaucoup de volonté !

L’escalade se déroule ainsi sans encombre jusqu’à l’heure où la pause estival nous fait prendre conscience que nous n’avons plus la même condition physique. Qu’à cela ne tienne, il nous faut prendre possession du gîte. C’est donc parti pour une séance de rangement, et un retour aux véhicules. Nous empruntons à nouveau, mais en sens inverse, le chemin escarpé en direction du parking. Les véhicules stationnés là nous emmènent, doucement, vers la “ rente de Chamerey “.

2018 09 ColmarVertical fixin5Nous découvrons une vieille ferme, construite en pierres de taille, un bel arbre planté au milieu de la cours. La bâtisse très ancienne, nous ouvre ses portes, on y entre pour trouver une grande salle permettant d’accéder à un point d’eau disposant encore d’une vieille pierre à eau et des étagères murales tout en pierre. Un vieux four à pain, malheureusement démoli, y a laissé des traces de suie et son ouverture qui donne maintenant sur une cuisine. L’éclairage se fait au travers de panneaux photovoltaïques qui fournissent à peine suffisamment d'énergie pour un réfrigérateur et quelques menus équipements. Hors de question de faire fonctionner un quelconque appareil chauffant. A l'étage, il  y a un grand dortoir de 18 places et de quoi faire ses ablutions. En cette fin de journée la douche s'avère indispensable.

2018 09 ColmarVertical fixin6Les plus motivés se lancent donc dans leur toilette, pour le peu rafraîchissante, étant donné que l'eau n'est pas chauffée. Pendant ce temps-là les autres arpentent la forêt voisine à la recherche de bois mort pour le barbecue. La tâche terminée, le feu allumé, la communauté s'installe autour de la table érigée pour l'occasion garnie de saucissons et autres gourmandises déconseillées par tous les diététiciens ! Nous n’oublierons pas les breuvages qui accompagnent ces riches mets. Les discussions vont bon train lorsqu'il est temps de charger la grille du barbecue. Elle est tellement remplie que nous pensions avoir à nourrir un régiment… cela n'a découragé personne et nous nous sommes mis à table pour faire honneur à cette bonne chair.

La disponibilité, au sein du refuge, d'un Trivial Pursuit, nous permettra de terminer le repas en nous instruisant. Certains apprendront que le lys n'est pas qu'une fleur et qu'elle traverse également la Belgique… C'est ainsi que nous terminerons la soirée, non sans avoir goûté la succulente tarte aux mirabelles de Marie-Christine.

2018 09 ColmarVertical fixin1L'heure du coucher a sonné et tout le monde a rejoint les bras de Morphée. Nuit agrémentée des doux ronflements des uns et des “ dzt dzzzzzt “ des téléphones de certains, recevant des messages et n'ayant pas trouvé le mode avion.

Le réveil aux lueurs du soleil nous augure une bien belle journée, au moins aussi belle que la veille. Le petit déjeuner vite avalé, nous reprenons la route vers le haut des voies. Le chemin est plus court que la veille, mais toujours aussi chaotique. Nous laissons donc les voitures sur le même parking que le samedi et entamons la descente vers le bas des voies grâce au sentier batier qui permet le passage du vallon au plateau par un aménagement en escalier. Nous découvrons un nouveau secteur, de nouvelles voies jusqu’au retour au refuge. Le week-end est bel et bien fini, nous profitons encore de ce moment ensoleillé pour manger les restes de la veille et, enfin passer un dernier coup de balai pour laisser les lieux à l’image de ce que nous avons trouvé. Maintenant c’est vraiment la fin et le retour en voiture, avant de retrouver les personnes qui n’ont pas pu venir avec nous.

Cette belle sortie était une mise en jambe agréable avant de reprendre le chemin de la salle d’escalade, le temps de passer l’hiver au chaud...

 

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